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Synthèses

Recueil Alexandries

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4

octobre 2005

Aurélie Dupont

Discours journalistiques sur les exilés africains en transit au Maroc

résumé

L’objet de cette étude est de dégager le profil des migrants subsahariens transitant par le Maroc qui ressort, en octobre 2005, à la lecture de la presse française, espagnole et marocaine, et de tenter d’analyser celui-ci. Les journaux étudiés sont : "Le Monde" (France), "Libération" (France), "El Mundo" (Espagne, centre droit), "El Païs" (Espagne, gauche), "La Gazette du Sahara" (Maroc), "Le Matin du Sahara" (Maroc, pro gouvernemental).

à propos

Note réalisée en oct. 2005 en recherche par Internet sur "Les exilés africains en transit au Maroc - La crise politique et humanitaire de l’automne 2005" dans la formation Master2-pro "Crises : interventions d’urgence et actions de développement" (Paris 1, IEDES) / séminaire "Migrations forcées, réfugiés, asile" (J. Valluy). L’université n’entend donner aucune approbation ou improbation aux opinions émises dans ces documents.

citation

Aurélie Dupont, "Discours journalistiques sur les exilés africains en transit au Maroc", Recueil Alexandries, Collections Synthèses, octobre 2005, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article443.html

49 ko

Corpus : Le Monde (France), Libération (France), El Mundo (Espagne, centre droit), El Païs (Espagne, gauche), La Gazette du Sahara (Maroc), Le Matin du Sahara (Maroc, pro gouvernemental)
L’objet de cette étude est de dégager le profil des migrants subsahariens transitant par le Maroc qui ressort, en octobre 2005, à la lecture de la presse française, espagnole et marocaine, et de tenter d’analyser celui-ci.

Les caractéristiques sociologiques des migrants subsahariens émergeant dans le corpus En confrontant les articles publiés dans le corpus, différentes données sur les caractéristiques sociologiques des migrants subsahariens qui transitent par le Maroc sont mises en évidence.
Les informations sur le sujet du pays d’origine des migrants sont variables selon les journaux et peu précises. Il n’y a pas de listes exhaustives (il s’agit davantage d’énumérations qui se terminent par des points de suspension ou par etcetera) et les pays cités ne semblent pas résulter d’analyses sérieuses. Par ailleurs, aucun article n’aborde la question de la proportion de migrants venant des différents pays. Ainsi, les numéros de Libération datés du 5, du 11, du 15, et du 18 octobre, mentionnent différents pays d’origine, dans des listes terminées par des points de suspensions, la plus complète faisant état de ces pays : Mali, Sénégal, Niger, Nigeria, Libéria, Cameroun, Guinée, Ghana… Le Monde parle de « ces clandestins venus du Mali, du Nigeria, de Guinée ou de Sierra Leone » [1]. Selon El Pais, « la majorité vient du Mali et du Sénégal » [2] alors que pour La Gazette du Maroc, les migrants qui transitent par le Maroc « viennent par centaines de tous les coins de l’Afrique noire » [3]. Le Matin du Sahara est encore plus vague puisque, selon lui, les migrants « viennent de toute l’Afrique » [4]. Le journaliste précise cependant, par la suite, que « la majorité des hôtels de la médina [de Casablanca] sont habités aujourd’hui par une population essentiellement nigériane, mais aussi ghanéenne et sénégalaise » [5].
Les seules données qui permettent de dégager des tendances générales sur les nationalités les plus représentées concernent la question des rapatriements effectués par les autorités marocaines, rapatriements qui ont officiellement pris fin le 14 octobre et sur lesquels les journalistes semblent disposer de chiffres plus précis même s’ils ne sont pas toujours identiques. El Mundo évoque ainsi principalement le problème du pays d’origine des migrants à travers cette question de leur rapatriement. Le quotidien espagnol mentionne dans différents articles le Mali et le Sénégal à l’occasion de l’expulsion de ceux-ci par avion (en cinq vols prévus au jour de la parution, 606 maliens devaient être renvoyé dans leur pays de même que 549 Sénégalais en quatre vols soit 1155 personnes [6], alors que Libération dénombre pour ces mêmes transferts 1568 personnes [7]). Pour les migrants d’autres nationalités, le journal espagnol parle de 28 autocars qui ramèneraient entre 1200 et 1500 migrants à la frontière mauritanienne en précisant sur ces nationalités : « dans les différents convois voyagent des immigrants du Ghana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Liberia, Niger et Nigeria » [8]. Aujourd’hui le Maroc affirme, quant à lui, que « les immigrés clandestins rapatriés à partir de l’aéroport de Guelmim (…) sont de nationalités sénégalaise, malienne, gambienne et de la Guinée équatoriale » [9]. El Pais revient dans son édition du 24 octobre sur les 73 immigrants renvoyés par l’Espagne au Maroc, sujet par ailleurs très suivi par la presse espagnole. Le journaliste note que ce groupe est constitué de 49 maliens, le restant venant de 7 pays différents ( 9 de Guinée-Bissau, 4 de Guinée Conakry, 4 de Côte d’Ivoire etcetera [10] ).
Il n’y a donc aucune information précise sur ce sujet, la confrontation des données faisant ressortir une certaine confusion, l’origine des migrants n’intéressant peut-être pas en priorité les quotidiens et les données étant difficiles à collecter. Il faut, par ailleurs, noter que deux journaux marocains mentionnent le fait qu’il n’y a pas uniquement des personnes d’origine subsaharienne dans les migrants en transit au Maroc, « mais également beaucoup d’Algériens, des Irakiens, des Indous et des Pakistanais » [11] pour Le Matin du Sahara, ou des « migrants du Pakistan, du Bangladesh et de l’Inde qui passent par les Etats du Golfe arabo-persique avant de gagner le Maroc » [12] pour La Gazette du Maroc.
Aucun article n’aborde de façon précise la question de l’âge et du sexe des migrants. Néanmoins, indirectement, par le biais d’entretiens ou de descriptions faisant intervenir quasi-systématiquement des hommes jeunes, la presse suggère la surreprésentation de ceux-ci dans la population des migrants subsahariens. Ainsi, on peut entre autre lire dans le corpus les témoignages de Mohamed Camara, un Malien de 17 ans [13], de Kokoubo Dramé, un Sénégalais de 29 ans [14], d’Emmanuel Pastor, de Guinée-Bissau [15] ou celui de Jules « un jeune subsaharien » [16]. Dans Le Monde daté du 13 octobre, on peut d’ailleurs lire que « les Subsahariens ont trouvé un joli nom pour l’enclave espagnole de Melilla. Ils l’appellent Gorgou, un mot qui, en langue peule, désigne un homme fort » [17]. Pourquoi ce choix, se demande le journaliste : « parce que ceux qui réussissent à arriver à Melilla sont des hommes forts » [18] lui explique Moktar, un Sénégalais de 34 ans. Néanmoins, certains articles mentionnent également la présence de femmes et d’enfants, mais celle-ci semble restée marginale si l’on s’en fit à la proportion de témoignages ou de mentions de cette population. Aucun article n’indique de données claires à ce sujet. Tout au plus l’existence d’une « centaine de personnes, des hommes surtout et quelques femmes, certaines avec enfant ou nourrisson » [19] est mentionnée, sans explication supplémentaire. Au sujet de l’âge des migrants il y a également très peu de données précises. Les différents articles relatent l’histoire d’hommes dont l’âge ne semble pas dépasser 40 ans. Un article du Monde s’intéresse cependant plus précisément aux migrants clandestins qui sont encore mineurs. Ainsi, la journaliste remarque que « ces mineurs non accompagnés sont une composante de plus en plus importante de l’immigration clandestine en Espagne » [20], même si elle n’avance aucun chiffre. Elle relate le témoignage de Pedro del Corral, directeur du centre Mediterraneo, et de Miguel Fabrega, directeur des centres à la mairie : « auparavant, expliquent-ils, nous voyions arriver des jeunes de 16 ou 17 ans issus de familles déstructurées. Aujourd’hui, nous recevons des enfants de 12 à 13 ans, qui sont amenés par leur famille et laissés dans l’enclave pour pouvoir y bénéficier d’une bonne scolarité et avoir leur chance » [21].
En introduction au sujet de la situation professionnelle et de la situation familiale des migrants, on peut relever, tout d’abord, un article du Monde daté du 13 octobre, dans lequel le journaliste remarque que « rien ne réunit tous ces anciens de Gorgou et de Ceuta rassemblés à Oujda. Il y a des bacheliers qui ont tâté de l’enseignement supérieur et des illettrés, des commerçants en pacotille et des peintres en bâtiment, des célibataires endurcis et des pères de familles nombreuses, des solitaires et des clandestins à l’esprit grégaire » [22]. Au fil des articles, on peut ainsi lire les témoignages d’un jeune Camerounais « autrefois étudiant en sciences économiques » [23], de Nina Kouame, une Ivoirienne de 20 ans qui était coiffeuse [24], d’un Sénégalais de 27 ans qui décrit sa famille comme n’étant « ni riche, ni pauvre » [25] ou de Kokoubo Dramé, âgé de 29 ans « ancien boulanger à Dakar » [26]. Encore une fois, les journalistes ne cherchent pas à faire d’analyses précises, les informations sur ces aspects étant davantage diffusées en tant que support préalable à des témoignages portant sur les violences policières ou encore les parcours à travers l’Afrique, principaux sujets sur lesquels les journalistes interrogent les migrants subsahariens.
Nous arrivons, enfin, à la question du motif du départ du pays d’origine des migrants. Selon l’article du Monde paru le 8 octobre, « chaque jour, au péril de leur vie, des cohortes d’immigrants tentent de franchir les frontières de l’Europe pour fuir la misère à laquelle ils se savent condamnés s’ils restent dans leur pays d’origine » [27]. Cette appréciation est quelque peu relativisée dans un article publié 5 jours plus tard et qui note que « la plupart ont déserté leur pays natal, poussés par le besoin, mais pas tous » [28]. Le Matin du Sahara retranscrit, quant à lui, les propos du ministre marocain de la communication, porte parole du gouvernement, Nabil Benabdallah qui évoque « la misère et les problèmes de l’Afrique » [29]. L’article mentionne également qu’ « il a souligné que le problème posé avec insistance à travers cette crise est celui du clivage Nord-Sud, du développement inégalitaire et d’un monde qui marche à deux vitesses » [30]. Libération relate d’autre part différents témoignages de migrants subsahariens qui expliquent aux journalistes les motivations de leur départ : ainsi, Saïcou Mamadou, un Malien de Mauritanie raconte que « ça fait un an [qu’il a] quitté la Mauritanie, où vivent toujours [sa] femme et [ses] trois enfants, mais là-bas, [on] vit avec un dollar par jour, ce n’était plus possible » [31]. Kokoubo Dramé, un ancien boulanger de 29 ans confie : « on pense qu’entrer en Europe, c’est gagner quelque chose, c’est ça qu’on cherche, une Europe pour aider la famille et ne pas être un voleur ou un clochard » [32]. L’analyse d’un départ décidé, voire imposé, par des considérations d’ordre économiques reste donc largement dominante dans la presse où ce motif est néanmoins plus sous-entendu qu’explicitement formulé, analyse qui va d’ailleurs dans le sens du discours général. Des raisons autres que la pauvreté et qui viennent ainsi nuancer le discours dominant sont cependant abordées dans la presse : dans un article du Monde daté du 4 septembre, on peut ainsi lire l’histoire d’un couple de jeunes ivoiriens qui ont quitté leur pays après que les rebelles antigouvernementaux aient pris la ville à l’automne 2002 et tué les parents de la jeune femme [33]. De même, un autre article relate le parcours de Boubakar qui a fui la Guinée-Bissau où « une partie de sa famille a été tuée dans des affrontements » [34]. Un article du 13 octobre intitulé « Les clandestins bourlingueurs » mentionne également l’histoire d’un Sénégalais qui a fui une vendetta familiale [35]. De même, Libération relate le témoignage de Moustafa Barry, un Sénégalais de 27 ans qui « voulait gagner l’Angleterre où vit son frère depuis 20 ans, pour une vie meilleure, pour progresser, pour apprendre » [36]. Avant de tenter de rejoindre l’Europe, il étudiait la gestion et l’informatique à l’université de Tunis.

Construction de la connaissance

La façon dont les journalistes ont recueilli les informations est assez uniforme, mises à part les données sur le nombre de migrants présents au Maroc ou rapatriés qui ont été sollicitées (quand les sources sont mentionnées) auprès de la MAP, l’agence officielle de presse marocaine, des forces de sécurité marocaines, d’ONG telle que Women Link World Line [37] ou de SOS Racisme [38].
Les écrits concernant la situation générale (situation d’origine mais aussi parcours, vie au Maroc) des migrants paraissent être tirés de diverses sources. Mais sur le sujet plus précis du profil des migrants, la majorité (voire la totalité) des données semblent provenir d’entretiens que les journalistes ont réalisé eux-mêmes avec ces derniers, procédé qui possède un aspect aléatoire et restrictif, rien ne permettant d’affirmer ou d’infirmer la représentativité d’un témoignage. Ainsi, dans l’article Les clandestins bourlingueurs [39] paru dans Le Monde du 13 octobre, qui est l’article le plus complet sur les migrants subsahariens publié par ce quotidien, le journaliste Jean-Pierre Tuquoi ne cite aucune source pour les informations qu’il donne mais les étaye ou les valide chacune d’une ou deux citations de migrants rencontrés dans un gymnase d’Oudja, ce qui peut poser des questions autour de la source de ces informations (est-ce l’information qui est tirée du témoignage ou est-ce le témoignage qui illustre une information préalablement obtenue, mais comment ?). Un autre article du Monde, Devant Ceuta et Melilla, les clandestins qui rêvent d’Europe sont de plus en plus jeunes [40], a été écrit à partir d’entretiens réalisés avec des directeurs de centres chargés de l’accueil de ces mineurs et des bénéficiaires de ces centres. De même, dans Libération, les données sur le profil des migrants se relèvent surtout dans une série de portraits que le quotidien a consacré aux migrants subsahariens qui racontent quelques fois leur origine, leur raison de chercher à entrer en Europe mais surtout le parcours du combattant que représente cette tentative et les conditions de vie qui sont les leurs une fois arrivés au Maroc et dans l’attente du passage. Ainsi, dans un article daté du 11 octobre, Claire Snegaroff relate « le long parcours de Moustafa, à qui l’Europe n’a cessé d’échapper » [41] ; le 12, le journal publie les « témoignages d’immigrés sénégalais rapatriés à Dakar par le Maroc » [42] ; le 13 paraissent deux articles qui relatent les parcours de Saïcou Mamadou [43], un Malien de 36 ans, et de Mohamed Camara, un Malien de 17 ans [44]. La plupart des entretiens a été réalisée par Jean-Hébert Armengaud qui « a passé une semaine à la frontière entre le Maroc et l’Algérie du 11 au 18 octobre » [45] et qui a « multiplié les rencontres autour d’Oudja et de Maghnia » [46]. Les entretiens posent d’ailleurs la question de la mesure dans laquelle les journalistes peuvent avoir accès aux endroits où se trouvent les clandestins (camps formels et informels) et donc de la diversité de leur source.
Dans la presse marocaine et espagnole, les informations qui transparaissent sur le profil des migrants subsahariens se recueillent essentiellement à travers la présentation de ceux-ci avant leurs témoignages (qui concernent surtout la façon dont ils sont traités et la question de leur rapatriement) dans des indications du type « Patrick Okala, (…) jeune camerounais de 23 ans, autrefois étudiant en sciences économiques » [47], car la presse de ces deux pays s’est relativement peu penchée sur le profil des migrants.

Tentative d’analyse du discours

En effet, la presse marocaine ainsi qu’espagnole ne s’intéresse quasiment pas aux migrants dans leurs caractéristiques sociologiques. Les deux pays étant partie prenante de cette crise, les articles diffusés dans la presse nationale retranscrivent l’enjeu représenté pour ces pays par cette implication, davantage que le profil des migrants. Les rares témoignages de ces derniers (qui sont alors accompagnés d’indications sur le pays d’origine, l’âge…) servent principalement à évoquer le traitement reçu par les autorités marocaines ou espagnoles, les rapatriements forcés (surtout dans la presse espagnole) et les conditions de (sur)vie au Maroc (dans la presse marocaine). Le traitement de cette crise est fortement événementiel et centré sur ses aspects politiques et diplomatiques.
Dans la presse française, on trouve davantage de descriptions des migrants qui restent néanmoins largement superficielles. Celles-ci se font, par ailleurs, à travers deux grilles de lecture. Quand les migrants sont abordés en groupe, de façon générale, le discours est compassionnel et confus : ainsi, Libération parle de « ces infortunés » [48] quand Le Monde analyse les raison qui ont poussé ces « malheureux » [49] à vouloir pénétrer en Europe, souvent renommée pour l’occasion « eldorado ». La pauvreté comme motif de départ reste alors largement sous-entendu voire, dans certains articles, explicitement mentionnée, comme nous l’avons vu dans le paragraphe abordant les raisons su départ. Cependant, quand les journalistes abordent les clandestins de façon individuelle, des nuances dans le discours apparaissent et la lecture d’une immigration économique globale est remise en question par certains témoignages. Néanmoins, dans la presse française, les informations diffusées concernant le profil des migrants sont également restreintes au profit d’un traitement, là encore, plus événementiel de la crise, en raison de la fonction même de la presse, avec notamment des articles sur les rapatriements, sur le traitement politique de la crise par le Maroc et l’Union Européenne…

NOTES

[1] C. SIMON, « Maroc, terminus noir », Le Monde, 04/09/05

[2] « Los inmiigrantes abandonados por Marruecos en el desierto seran repatriados a sus paises de origen », El Pais, 08/10/05

[3] L. BOUZBOUZ, « Le Maroc, passage obligé vers l’Europe », La Gazette du Maroc, 03/02/03, http://www.lagazettedumaroc.com/art...

[4] « En attendant le passage vers l’Europe : Des clandestins subsahariens survivent », Le Matin du Sahara, 30/09/05, http://www.lematin.ma/mailing/artic...

[5] Ibidem

[6] « Marruecos reagrupa a los inmigrantes para repatriarlos a sus países », El Mundo, 12/10/05, http://www.elmundo.es/elmundo/2005/...

[7] J.-H. ARMENGAUD, « Derniers bus de clandestins au Maroc », Libération, 15/10/05

[8] « Marruecos reagrupa a los inmigrantes para repatriarlos a sus países », El Mundo, 12/10/05, op. cit.

[9] « 129 immigrés clandestins camerounais rapatriés à partir de Guelmim », Aujourd’hui Le Maroc¸ 17/10/05, http://www.aujourdhui.ma/nation-dep...

[10] M. ALTOZANO, I. CEMBRERO, « Maruecos repatria a Mali a 49 de los 73 subsaharianos devueltos por España », El Pais, 24/10/05

[11] K RIDOUANE, « Le rêve perdu de la terre promise », Le Matin du Sahara, 09/10/05, http://www.lematin.ma/mailing/artic...

[12] O. EL ANOUARI, « Les Subsahariens victimes des passeurs algériens et africains résidents au Maroc », La Gazette du Maroc, 24/10/05, http://www.lagazettedumaroc.com/art...

[13] J.-H. ARMENGAUD, « Si un jour je reprends le chemin de l’Europe, ce ne sera pas par ici », Libération, 13/10/05

[14] M.-L. JOSSELIN, « Les Marocains nous ont bastonné comme des ânes », Libération, 12/10/05

[15] « Marruecos envia a un milliar de subsaharianos esposados al suroeste des pais sin precisar destino », El Pais, 10/10/05

[16] « En attendant le passage vers l’Europe : des clandestins subsahariens survivent », Le Matin du Sahara, 30/09/05, http://www.lematin.ma/mailing/artic...

[17] J.-P. TURQUOI, « Les clandestins bourlingueurs », Le Monde, 13/10/05

[18] Ibidem

[19] C. SIMON, « Maroc, terminus noir », Le Monde, 04/09/05

[20] C. CHAMBRAUD, « Devant Ceuta et Melilla, les clandestins qui rêvent d’Europe sont de plus en plus jeunes », Le Monde, 07/10/05

[21] Ibidem

[22] J.-P. TURQUOI, « Les clandestins bourlingueurs », Le Monde, 13/10/05

[23] K RIDOUANE, « Le rêve perdu de la terre promise », Le Matin du Sahara, 09/10/05, op. cit.

[24] C. SIMON, « Maroc, terminus noir », Le Monde, 04/09/05

[25] C. SNEGAROFF, « Le long périple de Moustafa, à qui l’Europe n’a cessé d’échapper », Libération, 11/10/05

[26] M.-L. JOSSELIN, « Les Marocains nous ont bastonné comme des ânes », Libération, 12/10/05

[27] « Aux portes de l’Europe », Le Monde, 08/10/05

[28] J.-P. TURQUOI, « Les clandestins bourlingueurs », Le Monde, 13/10/05

[29] « 90% des immigrés clandestins viennent d’Algérie », Le Matin du Sahara, 13/10/05, http://www.lematin.ma/mailing/artic...

[30] Ibidem

[31] J.-H. ARMENGAUD, « Certains ont eu si soif qu’ils ont bu leur urine », Libération, 13/10/05

[32] M.-L. JOSSELIN, « Les Marocains nous ont bastonné comme des ânes », 12/10/05

[33] C. SIMON, « Maroc, terminus noir », Le Monde, 04/09/05

[34] C. CHAMBRAUD, « De Bissau aux barbelés de Ceuta, la longue errance de Bubakar », Le Monde, 02/10/05

[35] J.-P. TURQUOI, « Les clandestins bourlingueurs », Le Monde, 13/10/05

[36] C. SNEGAROFF, « Le long périple de Moustafa, à qui l’Europe n’a cessé d’échapper », Libération, 11/10/05

[37] Citée par El Mundo, « Marruecos reagrupa a los inmigrantes para repatriarlos a sus paises », El Mundo, 12/10/05, http://www.elmundo.es/elmundo/2005/...

[38] Ibidem

[39] J.-P. TURQUOI, « Les clandestins bourlingueurs », Le Monde, 13/10/05

[40] C. CHAMBRAUD, « Devant Ceuta et Melilla, les clandestins qui rêvent d’Europe sont de plus en plus jeunes », Le Monde, 07/10/05

[41] C. SNEGAROFF, « Le long périple de Moustafa, à qui l’Europe n’a cessé d’échapper », Libération, 11/10/05

[42] M.-L. JOSSELIN, « Les Marocains nous ont bastonné comme des ânes », Libération, 12/10/05

[43] J.-H. ARMENGAUD, « Certains ont eu si soif qu’ils ont bu leur urine », Libération, 13/10/05

[44] J.-H. ARMENGAUD, « Si un jour je reprends le chemin de l’Europe, ce ne sera pas par ici », Libération, 13/10/05

[45] J.-H. ARMENGAUD, « Passagers clandestins », Libération, 21/10/05

[46] Ibidem

[47] K RIDOUANE, « Le rêve perdu de la terre promise », Le Matin du Sahara, 09/10/05, op. cit.

[48] F. MUSSEAU, « Inquiétudes sur le drame des ‘‘déportés’’ de Ceuta-Melilla », Libération, 11/10/05

[49] « Aux portes de l’Europe », Le Monde, 08/10/05